Au bout de la langue...

Doping ou dopage ?

Les problèmes rencontrés lors du Tour de France poursuivent leurs acteurs devant les tribunaux. À cette occasion, les médias parlent de dopage alors qu’il y a dix ans, doping nous aurait assailllis à tous les coins de ligne.

Le suffixe -ing nous est arrivé avec la Libération et nos " salles de séjour " devinrent des " livings ". Un peu plus tard, nous nous sommes mis au jogging après avoir laissé notre voiture au parking.

Certes, avant, il y avait déjà eu meeting introduit par Voltaire en 1764 (!) et prononcé " mitine ". Au début de ce siècle, il devint même le " metinge ". Souvenez-vous du grand metinge du Métropolitain.

Mais depuis une vingtaine d’années, nous nous plaisons à inventer des mots en -ing qu’un lord-maire ne reconnaitrait pas : footing, caravaning et zapping sont inconnus au bataillon des mots anglais, du moins dans le sens que nous leur donnons.

Le suffixe -ing s’est donc bien implanté dans la langue et sert à créer de nouveaux mots. Faut-il pour autant appeler parenting l’action de surveillance des mineurs dans les rues d’Anderlecht (pourquoi pas parentage ou chaperonnage ?) et self-scanning le nouveau système mis en place récemment dans quelques grandes surfaces où les clients jouent à la caissière (pourquoi pas autocaisse, scanneur, scannette ?)

Alors, l’emploi de dopage nous incitera-t-il à parler désormais de parcage, zappage, scannage ?

Qui peut nous en empêcher ?



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