Au bout de la langue...

Et les accents ?

Rien que dans ma rue, je lis sur les enseignes : PATISSERIE au lieu de PÂTISSERIE, RANDONNEE au lieu de RANDONNÉE, DECOR au lieu de DÉCOR, DEPOT au lieu de DÉPÔT.

De même, dans les titres de journaux en capitales, les accents sont souvent abandonnés. Cette négligence ne facilite pas la lecture et le quiproquo est souvent présent. Par exemple :

L’ETUDE DU MODELE signifiera-t-il L’ÉTUDE DU MODÈLE ou L’ÉTUDE DU MODELÉ ? UN HOMME TUE voudra-t-il dire UN HOMME TUÉ ou UN HOMME TUE ?

Je plaide donc pour le rétablissement des signes appelés " diacritiques  " (accents aigu, grave, circonflexe ; tréma, point, cédille) dans notre environnement de lecture.

L’informatique n’a malheureusement rien arrangé. L’absence ou la négligence des Français lors de l’élaboration des codes informatiques nous a privés d’un accès facile entre autres à é, è, ê, ë, ç, ï, î, ù, ô, ö, à, â, ä, æ, œ. Certes, les problèmes sont souvent résolus dans les divers traitements de texte récents, mais restent aigus lors de la transmission des données en télématique et particulièrement sur Internet.

En messagerie électronique, de trop nombreux francophones s’autocensurent et transmettent des messages débarrassés de leurs signes diacritiques pour être sûrs d’être lus par leurs correspondants dont les serveurs ne font pas l’effort technique nécessaire pour traiter ce genre d’information, la langue anglaise étant majoritaire sur la toile et n’utilisant pas ce genre de signes.

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