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Les Anciens de St Jo

 

Projet éducatif

  • A. L'Institut Saint-Joseph, école chrétienne

  • B. Au service des membres de la Communauté éducative

  • C. En référence à l'Evangile

Projet pédagogique

  • A. L'Ecole

  • B. Les enseignants

  • C. L'élève

  • D. La société

Règlement d'ordre intérieur

  • A. Inscription

  • B. Règlement à l'usage de l'élève

  • C. Documents scolaires

  • D. Organisation scolaire

  • E. Présence à l'école

  • F. Règlement annexe

  • G. Sanctions

  • H. Assurances

Règlement des études

  • A. Introduction

  • B. Le conseil de classe

  • C. Sanction des études

  • D. Evaluation des études

  • E. Contacts entre l'école et les parents

  • F. Dispositions finales

PROJET D'ETABLISSEMENT

INTRODUCTION

Notre projet d'établissement exprime notre volonté collective de concrétiser projets éducatif et pédagogique en réalisant les actions définies comme prioritaires par et pour notre communauté éducative. Celles-ci s'inscrivent dans le cadre du décret "Missions" du 24 juillet 1997 et est en cohérence avec l'inspiration du projet éducatif du réseau "Mission de l'école chrétienne", ainsi que des projets pédagogiques de la FédEFOC et de la FESeC.
La réalisation de ce projet d'établissement qui est une oeuvre collective nécessitera la collaboration des différents partenaires: élèves, parents, enseignants, éducateurs, direction, pouvoir organisateur, acteurs externes. Cette responsabilité partagée par les différents acteurs s'exerce à toutes les étapes du projet: sa conception, sa réalisation, son évolution.
La mise en oeuvre de notre projet d'établissement ne débute pas avec l'obligation décrétale: elle s'inscrit dans la continuité des actions entreprises ces dernières années et dans la tradition de notre école. ces réalisations déjà présentes constituent un appui important sur lequel les innovations projetées s'enracinent. C'est pourquoi on trouvera également des traces de ce "capital de départ" dans le texte ci-après.
Le projet d'établissement représente une intention que nous nous engageons à concrétiser. En choisissant ces quelques priorités, notre objectif est de les faire aboutir. Bien sûr, ces intentions devront être confrontées aux réalités du terrain et notamment à une disponibilité des moyens nécessaires à leur mise en oeuvre. Pour effectuer cette confrontation entre nos intentions et nos actions, nous nous engageons à évaluer régulièrement l'avancement de nos projets. Pour respecter la dimension partenariale de ce projet d'établissement, l'évaluation de celui-ci s'effectuera notamment au conseil de participation qui en a reçu mandat. Si des actions n'ont pas pu aboutir, si des défis n'ont pu être relevés, au moins devrons-nous en identifier les raisons et mettre en oeuvre les actions de régularisation nécessaires.
Cette introduction décrit l'esprit dans lequel nous souhaitons que ce texte soit lu tant au départ qu'au terme de notre projet d'établissement.

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A. Favoriser la communication

A) Relation entre les professeurs et les élèves
1. Prévoir et organiser des temps de rencontres (afin d'échanger sur l'organisation de la vie en groupe, sur les cours...).
2. Mettre en place des projets (disciplinaires et pluridisciplinaires) et favoriser l'intégration de ces projets dans les cours (concours, compétitions, recherche de mises en situations dans les cours, retraite, voyages d'étude...).
3. Exploiter certains moments de cours pour mettre en évidence les utilisations possibles d'une séquence, d'un chapitre... dans la vie concrète, sociale...
4. Valoriser la fonction du titulaire au point de vue de la mobilisation et de la gestion des ressources humaines dans une classe (problèmes disciplinaires, conflits...)
B) Convergence entre l'action des surveillants - éducateurs et l'action des professeurs
Mettre en place un groupe de contact entre professeurs et surveillants - éducateurs (échanges organisés et gérés par un médiateur)
Objets à traiter:
1. échanger les points de vue
2. rechercher des stratégies de convergence
3. mettre en place des projets..
C) Intégration des parents dans la vie de l'école
1. Créer une association de parents
2. Impliquer les parents dans certains projets (voyages,..)
D) relations entre les enseignants et la direction
La direction envisage un temps de disponibilité pour aller sur le terrain à la demande des membres du personnel.
E) Relations entre les élèves
Organiser un parrainage des élèves de 1ère par les élèves de 5ème et 6ème.
F) relations entre l'école et le monde extérieur
1. Encourager l'acceptation des différences (organiser des actions sociales et humanitaires)
2. Encourager l'ouverture au monde (spectacles, voyages, projet "Win"...)

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B. Créer un cadre de vie de qualité

1. Le cadre de vie est une préoccupation de l'ensemble de la Communauté éducative: des propositions émanant du Conseil de participation ou du Conseil d'élèves seront, dans la mesure du possible, réalisées. (Exemple: Campagne pour un meilleur environnement, propreté à l'école...)
2. Mise en oeuvre d'un projet santé par l'école en collaboration avec le Conseil de Participation.
3. Dans les limites des possibilités financières, poursuite de la rénovation des bâtiments (peinture, sols, toilettes,...)

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C. Favoriser l'émergence de projets

a. rechercher et mettre en oeuvre des stratégies et des mobilités organisationnelles favorisant le passage du primaire au secondaire. Une collaboration toute particulière sera développée avec l'école fondamentale Saint-Joseph à Saint-ghislain, l'école primaire Saint-François à Hautrage; deux écoles organisées par le même Pouvoir Organisateur, et les écoles des environs.                                                                                                 b. L'année scolaire est organisée en fonction d'un thème d'année choisi après concertation. Des activités communes aux écoles sont proposées et s'intègrent dans le cursus des élèves.                                                                          c. Mettre en place un dispositif qui permet à chaque élève de réaliser de la manière la plus profitable son parcours du 1er degré (en deux ou trois ans) et organisation d'une 3ème année complémentaire dans le 1er degré.
d. Apporter aux élèves l'aide nécessaire à l'orientation en fin de degré et possibilité de sensibiliser les professeurs volontaires à l'accompagnement du projet personnel de l'élève (collaboration avec le PMS).
e. Rechercher et mettre en oeuvre des stratégies visant à intégrer les élèves issus de l'enseignement spécial.
f. Dans le respect des dispositions légales, les grilles seront élaborées dans le but de permettre une formation de qualité qui répond au mieux aux intérêts de l'élève.
g. Avec comme objectif la préparation aux études supérieures relevant du domaine scientifique, les élèves suivront le cours de sciences 6 heures au 3ème degré de transition du général et suivront également l'activité complémentaire physique 1 heure.
h. A propos des stages... Le stage organisé par l'école est une période obligatoire d'immersion en entreprise ou en institution qui fait partie d'un processus de formation et d'apprentissage plus global mis en place par l'école. Il faut noter que ces périodes de stage ne doivent pas nécessairement être explicitement prévues dans la grille-horaire. Les périodes de stages hebdomadaires peuvent être globalisées ou réparties librement sur une année ou sur l'ensemble du degré. En s'inscrivant dans une option où des stages sont prévus, l'élève s'engage automatiquement à participer à ceux-ci qui sont évidemment obligatoires et à respecter les dispositions particulières précisées en début d'année scolaire. Dans le cas contraire l'élève met en péril la réussite de son année scolaire et/ou de sa qualification. Lors de son inscription, l'élève est prévenu de ces stages.
i. Mettre en place une cellule pédagogique ouverte à tout membre de la Communauté éducative.

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D. Agir et s'engager

La dimension pastorale sera en filigrane dans toutes les actions qui seront menées perpétuant en cela la tradition scolaire des Soeurs de la Charité de Jésus et de Marie.
Des actions concrètes seront réalisées comme:
1. Une veillée de Noël avec l'école primaire, les parents et la paroisse
2. La participation à des opérations de solidarité (Fondation Damien)
3. L'engagement à soutenir des projets décidés au sein même de l'Institut grâce à la présence d'un groupe Saint-Vincent de Paul.                                              4. La participation active à la journée Portes Ouvertes de l'Institut, signe visible de tout ce qui se vit au sein même de la Communauté éducative.

 

E. Favoriser les échanges

1. Amicale des anciens de Saint-Joseph qui existe depuis 1996.

2. Edition d'un petit journal deux fois l'an afin de faire passer les informations de nos anciens et aussi de vous tenir au courant des changements dans l'école.

3. Organisation de voyages où anciens et nouveaux se retrouvent.

 

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PROJET EDUCATIF

A. L'Institut Saint-Joseph, école chrétienne.

Selon les besoins du temps, les communautés chrétiennes ont pris de façons diverses leurs responsabilités dans l'éducation des jeunes. Au fondement de l'école chrétienne se trouve l'intuition que la formation de l'homme et l'éveil du chrétien à la foi forment une unité. Les écoles chrétiennes d'aujourd'hui continuent cette tradition marquée par l'empreinte de divers fondateurs.

La Congrégation des Soeurs de la Charité de Jésus et Marie et l'ASBL Institut Saint-Joseph qui en émane s'inscrivent dans cette ligne en leur qualité d'organisateur de l'Institut Saint-Joseph.

Les intentions des fondateurs

Depuis 1803 on découvre dans la tradition scolaire de la Congrégation des Soeurs de la Charité de Jésus et Marie, le sens profond des valeurs religieuses et spirituelles à la source de leur action. Aujourd'hui encore, ces valeurs sont à vivre par l'ensemble de la communauté éducative. Ces valeurs se définissent par:      

  •  une connaissance affinée de la personne avec une attention pour les faibles                  

  • une volonté de rencontre avec celui qui est dans le besoin, la détresse, qui est menacé dans sa personne                                                                                                     

  • un engagement pour la justice, la solidarité le respect et l'épanouissement de tous     

  • un souci pastoral qui se fait d'abord par le témoignage de vie, ensuite par la parole                                                                                                                        

  • une confiance dans le devenir de chacune et de chacun, une espérance et une persévérance qui permettent de vaincre les difficultés et de transformer les obstacles en tremplin.

Ces valeurs sont contenues dans nos objectifs pédagogiques axés sur notre volonté   

  • de former des personnes libres, épanouies, confiantes en elles-mêmes, engagées au service des autres                                                                                                      

  • de donner à chacun des chances réelles d'émancipation personnelle et sociale et la force de construire l'avenir                                                                                    

  • d'innover en réponse aux besoins de la société

En conclusion, nous pouvons dire que chaque membre de la communauté éducative est appelé à oeuvrer dans ce climat de liberté, d'ouverture, de solidarité, d'entraide, de respect de l'autre et d'acceptation des différences. En cela, nous optons ensemble pour les valeurs évangéliques.

B. Au service des membres de la Communauté éducative

Un service social commun à toutes les écoles

L'école chrétienne, comme toute école, entend poursuivre les objectifs généraux du système éducatif.

Former la personne

Elle se propose d'abord de développer la personnalité tout entière de l'étudiant(e). De la maternelle à l'université et quel que soit le type d'enseignement, elle éveille la personnalité de chacun aux dimensions de l'humanité, qu'elles soient corporelles, intellectuelles, affectives, sociales ou spirituelles. Elle le fait en mettant chacun en rapport avec les oeuvres de la culture: artistiques, littéraires, scientifiques et techniques. L'école veut accueillir l'enfant tel qu'il est éduqué déjà dans la famille; elle le considère dans sa singularité. Elle l'aide à accéder à l'autonomie et à l'exercice responsable de la liberté. Elle accorde un soutien privilégié à ceux qui en ont le plus besoin.

Former le citoyen

L'école vise également à former le citoyen de sa région, de son pays, de l'Europe et du monde dans une société démocratique, fondée sur le respect des droits de l'homme. Pour que les étudiant(e)s deviennent des acteurs de la vie sociale, soucieux de justice et de paix, l'école développe en son sein des pratiques démocratiques. De cette manière, elle les prépare à prendre part à la vie collective, dans ses dimensions associatives et politiques.

Former l'acteur de la vie économique

L'école veut enfin assurer le développement des aptitudes nécessaires à l'insertion dans une vie économique et professionnelle au service de la personne et de la société. Elle ouvre ainsi la possibilité d'exercer une activité valorisante au sein du monde du travail. Elle fait de ceux qui s'adressent à elle des acteurs responsables, efficaces et créatifs dans une vie économique en constante évolution.

Une tâche commune à toute la communauté scolaire

Ces objectifs sont communs à toute la communauté scolaire. Chacun, selon sa responsabilité, concourt au même but. il y apporte ses propres compétences et respecte les compétences des autres. Les élèves sont les acteurs de leur propre formation. Avec l'aide de leurs éducateurs, ils construisent et formulent peu à peu leur projet personnel. Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. L'école ne peut réussir toute sa tâche sans les parents, comme ils ne peuvent la réussir sans elle. Les organisateurs, héritiers des fondateurs de l'école, ont une responsabilité particulière du bien commun. Ils doivent rendre compte à la société de leur action et des moyens qui y sont affectés. Les directions animent le projet éducatif, pour qu'il se réalise dans leur école. A cette fin, elles en gèrent quotidiennement les ressources, tant humaines que matérielles. Les membres du personnel d'enseignement et d'éducation, dans leurs tâches respectives, sont les professionnels de l'école. Ils apportent savoir et savoir-faire dans la maîtrise des apprentissages et dans la pratique quotidienne de la vie commune. Les membres du personnel administratif et ouvrier contribuent eux aussi au bien-être et à la bonne marche de l'établissement. Tous les membres de la communauté scolaire se rassemblent autour d'un objectif commun et se donnent les moyens d'évaluer les résultats de leur action. Leur tâche commune implique une volonté de communication, de concertation et de transparence. Cette action, l'école chrétienne la met en oeuvre comme toute institution scolaire.

C. En référence à l'Evangile

Service de l'homme et amour de Dieu

En créant et en soutenant des écoles, la communauté chrétienne assume sa part du service à la société. En travaillant au bonheur de l'homme et au bien de la société, elle travaille à l'avènement du Royaume de Dieu. L'amour de Dieu et l'amour du prochain y ont partie liée. La relation pédagogique que l'école chrétienne met en oeuvre trouve par là une dimension nouvelle: elle s'enracine et s'accomplit dans l'amour de Dieu, tel que Jésus l'a fait connaître.

Education aux valeurs

A ce titre, elle promeut dans sa démarche éducative des valeurs évangéliques qui sont aussi le bien commun de l'humanité notamment, le respect de l'autre, la confiance dans les possibilités de chacun, le sens du pardon, le don de soi, la solidarité responsable, l'intériorité, la créativité. Elle se veut particulièrement attentive aux plus démunis. Ces valeurs humaines, Jésus, suivi par ses témoins, les a assumées de façon radicale et leur a donné, jusqu'à travers sa mort et par sa résurrection, une force et un éclat particulier.

Inspiration chrétienne

L'école chrétienne a pour mission d'annoncer la Bonne Nouvelle du Christ. A cette fin, elle entretient vivante la mémoire de l'événement fondateur, toujours actuel: la vie, la passion, la Résurrection de Jésus Christ. Elle en témoigne par ses actes. Cet événement est capable d'éclairer le sens que chacun cherche à donner à sa vie, personnelle et collective. L'école chrétienne trouve ainsi sa référence essentielle dans la personne de Jésus et dans les signes qu'en a gardés la tradition vivante de l'Eglise. Elle a donc la conviction qu'elle n'éduque pleinement qu'en évangélisant. L'école chrétienne offre à chacun la liberté de construire sa propre identité en relation avec le Dieu de Jésus, de se sentir interpellé par la Bonne Nouvelle de l'Evangile.

La tâche au concret

Cette tâche s'effectue dans l'activité même d'enseigner, car là où se construisent les savoirs et les savoir-faire se forment l'esprit et le sens de la vie. Les valeurs humaines et évangéliques trouvent encore leur forme concrète dans l'organisation scolaire et la façon de vivre les relations entre les personnes. La qualité du cours de religion contribue grandement à cette même fin, surtout s'il est soutenu par l'éducation de la famille et de la paroisse. Il questionne la vie, il est questionné par elle. Selon l'endroit du chemin où se trouve chacun, l'école chrétienne s'oblige en outre à offrir des lieux et des temps de ressourcement, de prière véritable, d'expérience spirituelle, de célébration et de partage où peut s'apprendre, avec les mots et les gestes, le sens de la foi.

Ouverture et liberté

L'école chrétienne accueille volontiers ceux qui se présentent à elle; elle leur fait connaître son projet, pour qu'ils la choisissent en connaissance de cause: chrétiens et fidèles d'autres religions, croyants et non-croyants, chrétiens différents dans leur sentiment d'appartenance à la foi et à l'Eglise. Sans être nécessairement de la même communauté de foi, ils seront invités au moins à partager les valeurs qui inspirent l'action de l'école. L'école chrétienne traite ceux qu'elle accueille dans le plus grand respect de leur liberté de conscience en s'interdisant toute manipulation ou violence morale.

Chacun selon sa situation propre

La mission d'Eglise de l'école, comme sa fonction sociale, est l'affaire de toute la communauté éducative. L'école chrétienne est une communauté de vie; elle entretient des liens avec l'ensemble de la communauté chrétienne. Les organisateurs sont les garants de cette mission, les directions la promeuvent, les familles en sont bien informées et sont invitées à la soutenir et à y participer. Les membres du personnel de l'établissement collaborent loyalement au projet selon la tâche propre à chacun. Pour poursuivre ensemble une action cohérente, ils ont à coeur de faire vivre, dans leurs propos, leurs attitudes, leurs modes de relations, l'esprit qui anime ce projet. Si tous ne peuvent partager de l'intérieur les convictions qui l'inspirent, tous le respecteront et accepteront qu'il se développe. Chacun restera attentif aux questions et aux convictions d'autrui. Une équipe pastorale animera le projet chrétien de l'école en veillant à garder vivante la mémoire chrétienne comme d'un événement toujours présent. Elle devra pouvoir compter sur la sympathie des collègues et le soutien actif de la direction.

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PROJET PEDAGOGIQUE

A. L'école

L'école, lieu de savoir et d'héritage...

L'école est un lieu de vie pour le jeune, mais elle l'est sur un mode particulier: celui du rapport au savoir et à l'apprentissage. Sans en avoir le monopole, l'école a pour devoir de lui proposer des connaissances, de l'aider à maîtriser des compétences, des habilités intellectuelles et manuelles ainsi que des savoir-être qui contribueront à relier le jeune à la société. Elle fera ainsi accéder la génération montante à une mémoire et à des références collectives, l'éduquant concrètement, par son organisation quotidienne, à des attitudes démocratiques, civiques, critiques, soucieuses du bien commun. En cela, elle collabore, chaque fois que c'est possible, avec les familles, premier lieu où se transmet une culture et où s'apprend le lien social. Cela implique, dans l'enseignement catholique, entre autres, la transmission de l'héritage culturel chrétien et la proposition de l'Evangile comme ferment de liberté et sens possible de la vie pour l'homme engagé dans l'oeuvre de création.

L'école, lieu de sens...

Ces connaissances, ces pratiques et ces attitudes seront plus solidement acquises si elles ont été construites ou au moins perçues dans leur contexte et leur histoire et situées dans le système dont elles font partie. L'élève en saisira d'autant mieux la signification et la nécessité qu'elles proposent des réponses à ses questions, qu'elles lui permettent de résoudre des problèmes, qu'elles sont articulées, par des liens cohérents, à des pratiques ou à des savoirs déjà installés et qu'elles lui donnent finalement de mieux comprendre le monde.

L'école, instrument d'insertion...

Les savoirs et techniques transmis par l'école doivent être régulièrement actualisés. C'est seulement si elle s'ouvre aux réalités socio-économiques et culturelles contemporaines que l'école pourra prendre en compte le désir d'insertion des jeunes dans le vie relationnelle, citoyenne et professionnelle. Les technologies nouvelles notamment de communication, la pratique adéquate du stage ou de l'alternance seront mises au service des stratégies de formation appropriées aux besoins divers des jeunes.

B. Les enseignants

Par des enseignants reconnus comme acteurs essentiels

Quel que soit l'angle à partir duquel on envisage le projet pédagogique que l'école secondaire catholique se donne, il faut mesurer le rôle et la place indispensables qu'y prennent les enseignants. Rien ne se fait sans les femmes et les hommes qui, chaque jour, rencontrent les jeunes dans leurs réalités, aux prises avec leur projet de vie d'apprentissage. C'est bien par la enseignants que les grands objectifs de l'enseignement se trouvent concrètement poursuivis.

La gravité de la tâche dit assez que les enseignants, les éducateurs, les directions sont au sein de l'école de réels acteurs politiques de la société. C'est leur dignité de se forger une culture du métier renouvelée, participative, en intelligence critique avec la société entière qui doit les reconnaître et leur faire confiance.

Par des enseignants qui analysent ce qui change dans leur fonction et dans l'apprentissage et en tirent les conséquences

Cette culture professionnelle peut être vécue dans un sentiment de fierté et d'appartenance. Elle permettra que se développent en chacun de nouvelles capacités d'analyse portant sur les changements de sa fonction et sur les démarches d'apprentissage qu'il met en oeuvre. Elle trouvera des expressions concrètes à travers le projet d'établissement.

Le métier change. Il implique sans doute, progressivement, un exercice plus collectif et une place à faire à de nouvelles méthodes. Il apparaît aux enseignants d'en inventer les chemins. Il reste cependant que la relation pédagogique implique un engagement singulier de chaque enseignant, appelé à reconnaître ses valeurs pour décider de son action.

Par des enseignants qui peuvent bénéficier d'une formation

La cohérence, l'existence même du projet pédagogique que les enseignants traduiront en actions concrètes dans le projet d'établissement supposent que se développe une formation continue praticable et que se mettent en place des lieux et des temps d'échanges professionnelles effectifs entre enseignants.

C. L'élève

Pour un(e) étudiant(e) autonome, qui dialogue et s'exprime

Dans le processus d'appropriation des compétences, des savoirs et des techniques, on privilégiera les méthodes qui favorisent l'autonomie de l'élève, le développement de sa curiosité, de son désir et de sa capacité d'apprendre progressivement par lui-même. On visera, de cette manière, la construction d'un jugement personnel ainsi qu'une auto-évaluation   référée à des critères pertinents, conscients et convenus.

Une place centrale sera faite au questionnement qui évite tout dogmatisme,  à la dialectique qui confronte les points de vue, à la résolution de problèmes, qu'ils soient présents dans la réalité ou proposés à la curiosité des esprits.

Le jeune maîtrisera d'autant mieux son apprentissage que celui-ci aura été le fruit d'un dialogue et d'une interaction constante avec autrui: maîtres, condisciples, auteurs du passé. La formation conçue ainsi dans sa dimension d'oeuvre collective et réciproque comprendra aussi la relation aux experts, aux documents, matériaux et instruments de référence...

On perçoit l'importance que revêt dans ce cadre la maîtrise de la langue d'enseignement, orale et écrite, comme outil permanent de découverte de soi, des autres, du monde et comme instrument de communication, de développement de la pensée analytique, de l'intelligence  critique et de l'esprit de synthèse autant que d'intégration sociale et de créativité.

Dans cette conception de l'apprentissage, la dimension affective ne peut être négligée, non plus que le rôle du désir, de l'émotion, des empathies.

La part faite à l'intériorité et à la sensibilité esthétique et, à partir d'elles, une large ouverture à la dimension du bien et du beau et aux voies de l'expression artistique ne pourront qu'approfondir la conception globale que le jeune se fera de l'humain.

Pour un élève reconnu dans sa différence et soutenu dans son projet de réussite...

Cette approche de l'apprentissage engage à prendre en considération la différence des acquis, des motivations, des rythmes, des milieux socioculturels. Il n'y a ni voie unique ni système miracle. La bonne méthode est plurielle: c'est elle qui fait progresser et réussir, qui respecte la personnalité de l'élève... et du maître, sans négliger pour autant les efforts de standardisation des objectifs et des compétences évaluables au terme du degré ou des études secondaires.

Pour un élève orienté dans le respect de ses aptitudes et des exigences de la société...

Cette standardisation équilibre et complète la différenciation des moyens d'apprentissage. Elle met pratiquement l'école et ses différents acteurs - enseignants et apprenants solidaires devant une obligation de résultats. L'effort de démocratisation des études, qui a déjà permis l'accès des études secondaires à l'ensemble de la population, doit viser l'idéal d'une vraie réussite de chacun, dans toutes les dimensions de sa personne. Cette visée féconde situe l'ensemble de la scolarité obligatoire dans une perspective qui favorise l'orientation de l'élève et la maturation de son projet personnel, plutôt que dans une perspective de sélection par l'échec.

Doter chaque élève des compétences et des savoirs nécessaires à la poursuite de son projet, exiger de chacun son maximum d'excellence, favoriser l'égalité des chances en assurant à certains un surcroît d'attention et de moyens, à d'autres, par contre, des performances à leur mesure et, à tous, des défis, c'est dans cette vision démocratique que l'école visera l'égalité des résultats.

Dans cet ordre de préoccupation, une attention particulière sera apportée aux vrais "démunis économiques" et, sans rien brader, aux difficultés qui peuvent perturber leur relation à la culture scolaire et aux savoirs.

Il conviendra en outre d'aborder le public de l'enseignement spécialisé avec toute la différenciation nécessaire sur le plan pédagogique. Tout sera mis en oeuvre à tout niveau pour intégrer le jeune scolairement, socialement et, chaque fois que possible, pour le préparer à une profession.

D. La société

Vers une société solidaire

Cette tension vers l'obligation de résultats, qui vise l'exhaussement du niveau de culture et de compétence e l'ensemble de  la population, exige un climat de coopération et de solidarité, initiation à la vie en société. Elle implique la conviction que tous peuvent réussir, et en même temps que rien ne s'obtient sans effort. Elle demande l'entraide, la coopération et une saine émulation. Faire l'expérience de l'intérêt commun dans l'apprentissage peut entraîner une valorisation du travail en équipe où une réussite partagée transcende rivalités et concurrences.

Vers une société qui valorise

Là aussi le respect des différences, l'écoute, la mise en valeur de la variété des talents, la patience, la constance devant la diversité des maturations intellectuelles et affectives seront les gages du succès. L'échec lui-même, s'il devait avoir lieu, pourrait avoir un sens à condition d'être compris par le jeune, d'être accompagné et surtout "positive".

Vers une société de citoyens...

Ces pratiques, vécues dans la difficulté bien réelle de publics de plus en plus hétérogènes, appellent nécessairement au coeur même de la classe et de l'école, conçues comme un lieu de construction active de soi et de socialisation, des règles de vie en commun, une habitude du respect réciproque, le refus de la violence et une progressive intériorisation de la loi. Les règles de vie qui traduisent celle-ci dans la vie scolaire quotidienne doivent être claires, cohérentes, autant que possible conçues ensemble, connues de tous, partagées et respectées par tous. Elles impliquent, si nécessaire, sanctions et arbitrages. Chaque jeune fera ainsi dans l'expérience collective, son apprentissage de la citoyenneté adulte. respect de soi et respect d'autrui s'articulent en pratiques citoyennes, lorsqu'on apprend ensemble.

Règles de vie communes et apprentissage collectif trouveront d'autant mieux leur équilibre qu'on y aura fait place au corps, au sport, à la gestion du stress et à l'éducation à la santé.

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Règlement d'ordre intérieur

En cours de modification

 

Règlement des études

A. Introduction

Par son inscription à l'Institut Saint-Joseph, tout élève majeur, tout élève mineur et ses parents ou la personne investie de l'autorité parentale en acceptent le règlement des études.

Ce règlement définit notamment:

- les critères d'un travail scolaire de qualité

- les procédures d'évaluation et de délibération des conseils de classe et la communication de leurs décisions

Les exigences portent notamment sur

- le sens des responsabilités, qui se manifestera entre autres, par l'attention, l'expression, la prise d'initiative, le souci du travail bien fait, l'écoute;

- l'acquisition progressive d'une méthode de travail personnelle et efficace;

- la capacité à s'intégrer dans une équipe et à oeuvrer solidairement à l'accomplissement d'une tâche;

- le respect des consignes données, qui n'exclut pas l'exercice au sens critique selon des modalités adaptées au niveau de l'enseignement;

- le soin dans la présentation des travaux, quels qu'ils soient;

- le respect des échéances, des délais;

L'élève doit pouvoir présenter à la demande:

1° Son journal de classe tenu à jour

2° des notes de cours et les évaluations datées et signées

3° des exercices et travaux datés et classés.

NB: les élèves de 5e, 6e et 7e en particulier sont tenus de conserver les journaux de classe, notes de cours, exercices et travaux jusqu'à l'obtention de leur diplôme officiel.

B. Le conseil de classe

a) Définition et compétences du conseil de classe

Par classe est institué un conseil de classe. Pour  toutes les classes du 1er degré est instauré un conseil de guidance. Le conseil de classe désigne l'ensemble des membres du personnel, directeur et enseignants, chargés de former un groupe déterminé d'élèves, d'évaluer leur formation et de prononcer leur passage dans l'année supérieure. Les conseils de classe se réunissent sous la présidence du chef d'établissement ou de son délégué. (Art 7 de A.R. du 29 juin 1984)

Sont de la compétence du Conseil de classe les décisions relatives au passage de classe ou de degré et à la délivrance des certificats et attestations de réussite. Un membre du centre P.M.S. ainsi que les éducateurs concernées peuvent y assister avec une voix consultative. Un enseignant ayant fonctionné au moins deux mois de l'année scolaire dans la classe peut également y assister avec voix consultative. (Art. 95 du décret du 24 juillet 1984)

Au terme du 1er degré le Conseil de classe est responsable de l'orientation. Il associe à cette fin le centre P.M.S. et les parents. A cet effet, il guide chaque élève dans la construction d'un projet de vie scolaire et professionnelle selon les principes édictés dans le projet d'établissement (Art. 22 du décret du 24 juillet 1997)

Au cours et au terme des humanités générales, techniques et professionnelles, l'orientation associe les enseignants, le centre P.M.S., les parents, les élèves. Elle est une tâche essentielle du conseil de classe. (Art. 32 du décret du 24 juillet 1997)

b) Les missions du conseil de classe

En début d'année, le Conseil de classe peut se réunir en sa qualité de Conseil d'admission. Il est chargé, par le chef d'établissement, d'apprécier les possibilités d'admission des élèves dans une forme d'enseignement, dans une section et dans une orientation d'études, tel que cela est précisé à l'article 19 de l'Arrêté Royal du 29 juin 1984, tel que modifié.

En cours d'année scolaire, le Conseil de classe est aminé à faire le point sur la progression des apprentissages, sur l'attitude du jeune face au travail, sur ses réussites et ses difficultés. Il analyse essentiellement les résultats obtenus et la maîtrise des compétences. En outre, il donne des conseils via le bulletin, le journal de classe ou les réunions de parents et cela, dans le but de favoriser la réussite. Enfin, le conseil de classe peut être réuni à tout moment de l'année pour traiter de situations disciplinaires particulières, pour donner un avis dans le cadre d'une procédure d'exclusion d'un élève ou prendre en charge les problèmes pédagogiques ou humains concernant un élève.

En fin du 1er trimestre, il émet un avis sur les rattrapages obligatoires imposés à l'élève.

En fin d'année scolaire ou de degré, le Conseil de classe exerce une fonction délibérative et se prononce sur le passage dans l'année supérieure, en délivrant des attestations d'orientation A, B ou C.

La décision relative à la certification s'inscrit dans la logique de l'évaluation des acquis et des compétences de l'élève tout au long de l'année.

Le conseil de classe fonde son appréciation sur les informations qu'il est possible de recueillir sur l'élève. Ces informations peuvent concerner les études antérieures, les résultats d'épreuves organisées par les professeurs, des éléments contenus dans le dossier scolaire ou communiqués par le centre P.M.S. ou des entretiens éventuels avec l'élève et les parents. (Art. 8 de l'A.R. du 29 juin 1984, tel que modifié)

 

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