Lors de la réunion du 19 mars 2001, le Président donne lecture de la lettre que la Ligue des Familles lui a adressée à l'attention des commissaires. 

« La Ligue des Familles est heureuse d'avoir été auditionnée par la Commission Education du Parlement de la Communauté française à propos du travail scolaire à domicile; elle la remercie pour son invitation et pour le vif intérêt qu'elle lui a accordé. 

Danielle Maufaux y a, au nom de la Ligue, développé une analyse approfondie du systéme du travail scolaire à domicile: ces idées circulent et sont débattues dans notre mouvement familial et en dehors de celui-ci depuis prés de dix ans; l'analyse proposée s'enrichit constamment des remarques, critiques et propositions des familles et des enseignants rencontrés. 
Ce mode d'action et de réflexion fait partie intégrante de la stratégie d'éducation permanente de la Ligue des Familles: s'interroger ensemble sur la réalité, éclairer l'étude par la recherche de l'intérêt de l'enfant, veiller à la cohérence et à la pertinence de l'analyse ainsi qu'à sa concordance avec nos valeurs démocratiques. 

La prise de position « pour ou contre " ne nous semble pas opportune dans ce domaine singulièrement complexe; il nous paraît davantage utile de proposer aux communautés éducatives des écoles (directions, enseignants, parents et élèves) d'utiliser notre analyse comme base d'une réflexion commune et d'une décision collective sur les pratiques à mettre en oeuvre. La Ligue des Familles produira en son temps un avis et un commentairesur le futur décret... 

Ce courrier est signé par Mme Demuylder, Présidente, et M. Sepulchre, Secrétaire général. 

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M. Wahl explique que, suite aux auditions, la majorité dépose des amendements afin d'améliorer le texte, en tenant compte des réflexions et des préoccupations tant de la commission que des personnes entendues. En outre, ces amendements permettent de préciser le texte, conformément aux explications fournies par le ministre en commission. 
M. Wahl se dit à nouveau interpellé par l'exposé que Mme Mouraux a présenté, selon lui, à titre personnel. En revoyant la note qu'elle a déposée, il cite un extrait qui lui paraît révélateur:  «Fille d'institutrice que je suis, peut témoigner de la difficulté à vivre sans cesse sous ce noir regard évaluateur qui vous juge sur le seul critère de la réussite ou de l'échec scolaire ". 
Toutes les auditions lui ont paru intéressantes, y compris celle de Mme Mouraux, il estime toutefois qu'elle s'exprimait à titre personnel et non, au nom de la Ligue des Familles. II a rencontré d'autres personnes de la Ligue des Familles qui ne partageaient pas l'analyse que Mme Mouraux a présenté à la commission. 

M. Neven se réjouit de l'apport des auditions qui, idéalement, auraient pu être davantage diversifiées. En outre, les explications fournies par le ministre ont permis un rapprochement des points de vue; en effet, le texte initial était parfois en décalage avec les déclarations du ministre. Le ministre a souligné l'importance de l'apprentissage même au 1er degré. Il doit être possible, à l'enseignant, de donner des activités à domicile portant sur la lecture, l'écriture, l'orthographe et le calcul. L'amendement proposé clarifiera le texte en ce sens et il estime que c'est extrêmement important. 
En ce qui concerne les 2e et 3e degrés, la notion de durée a été explicitée dans un sens qui lui convient puisqu'il s'agit d'une obligation de moyen et non de résultat, comme l'a déclaré le ministre. 
Personnellement, M. Neven aurait préféré que l'on distingue davantage les travaux et les devoirs bien qu'il concède que la notion de travaux englobe davantage d'activités. Après ces clarifications, il peut se rallier au projet de écret.

Le Président donne la parole au ministre. 

Le ministre s'étonne de devoir encore intervenir après les parlementaires. A cette occasion, il se réjouit des auditions. II considére normal que certaines personnes entendues se sont exprimées à titre personnel, c'est le cas notamment de l'institutrice et de la directrice d'école. A partir des expériences qu'elles ont présentées, la commission a pu éclairer ses travaux et se rendre compte que le débat autout des travaux à domicile a également lieu sur le terrain puisque les enseignants proposent des contrats de travail aux élèves, conformément aux objectifs du projet de décret. Le minisrre retient que les intervenants font tous allusion aux excès et qu'il était donc nécessaire de réguler les travaux à domicile. Le ministre précise que le décret n'a pas pour but de tout changer mais veut réguler les excès dénoncés. 

Mme Corbisier-Hagon prend la parole pour respecter la tradition parlementaire qui veut que le Parlement ait le dernier mot. Elle répond au ministre qu'il n'était pas nécessaire de réguler jusqu'à la moindre virgule, parce qu'une régulation trop stricte risque de provoquer également des abus. 
Elle espére que le rapport actera le fait que tout le monde se réjouit des auditions, en particulier le groupe PRL-FDF-MCC ainsi que le ministre, elle pourra donc s'appuyer sur ce jugement sage pour d'autres projets de décret.