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1.26 Question no 522 de Mme Bonni du 29 novembre 2007 : Fréquentation des classes maternelles


Comme défini dans le décret Missions, l’enseignement maternel comporte la spécificité de viser l’atteinte d’objectifs essentiels dans la croissance intellectuelle, affective et sociale de l’enfant : développer la prise de conscience par l’enfant de ses possibilités propres et favoriser l’expression de soi, développer la socialisation, les apprentissages cognitifs, sociaux, affectifs et psychomoteurs, sans oublier déceler les difficultés et les handicaps des enfants et leur apporter les remédiations nécessaires. Autant d’objectifs dont on ne peut évidemment nier le caractère « fondamental » - pour rappeler son lien, dans la continuité, avec l’enseignement primaire -.
En juin 2005, ma collègue Véronique Jamoulle vous a interrogée sur le sujet de la fréquentation des classes maternelles, juste avant que ne rentrent en compte les nouvelles dates de comptage.
Etait mis en avant l’important « absentéisme » de certains enfants, que les enseignants voient en début d’année, puis de façon tout à fait parcimonieuse par la suite, ce qui rend très difficile un travail continu et porteur de sens avec et pour ces enfants.
Vous précisiez alors qu’elles permettraient (je vous cite) « de connaître plus rapidement les enfants inscrits et de mieux prendre en compte les difficultés et spécificités de ces enfants dès leur plus jeune âge ». Deux ans après, quelles sont les premières informations qui se dégagent de la fréquentation de ces classes par les tout jeunes enfants ?
Par ailleurs, l’idée d’un abaissement de l’obligation scolaire à 5 ans, déjà soulevée par le passé – même si la Flandre manifestait une certaine frilosité à cet égard – a refait surface dans le cadre des présentes discussions au Fédéral. Que pensez-vous, Madame la Ministre-Présidente, d’une telle mesure ?

Réponse : La prise en charge des enfants dès l’âge de 5 ans par l’enseignement obligatoire est pour moi une question fondamentale depuis longtemps. Et si le fédéral met cette question sur la table des négociations, je ne peux que m’en réjouir. L’enseignement maternel, première étape de la scolarisation des enfants, a un rôle capital à jouer dans le devenir scolaire des enfants, et en particulier des enfants issus des milieux moins favorisés. Il s’agit des premiers pas d’un long parcours d’émancipation. Au plus tôt ce cap est franchi, au plus vite l’enfant s’inscrit dans un fonctionnement d’apprenant. En outre, la scolarité obligatoire dès l’âge de 5 ans est d’autant plus cohérente depuis l’instauration de l’enseignement par cycles. Or, aujourd’hui, le premier cycle, plus communément appelé cycle 5-8, allie toujours l’enseignement non obligatoire et obligatoire puisqu’il accueille les enfants de 5 à 8 ans. Il serait plus efficace en terme d’apprentissage que tous les enfants de 5 ans l’intègre dès cet âge.
Ce cycle qui s’attache aux premiers apprentissages est crucial en matière d’accrochage scolaire futur. Sa durée, trois années, est nécessaire à l’installation des fondements constitutifs des apprentissages ultérieurs. En ce qui concerne relative à la fréquentation des classes maternelles depuis l’instauration des multiples dates de comptage, j’ai souhaité laisser passer une année scolaire complète avant de procéder à l’analyse de la mesure.
J’ai décidé d’investiguer les champs qualitatifs et quantitatifs en la matière.
Aussi :
— J’ai chargé l’Inspection de l’enseignement maternel et l’Inspection des CPMS de me faire parvenir un rapport sur la problématique des enfants en maternelle ;
— J’ai chargé l’administration de me communiquer les chiffres de fréquentation de l’enseignement maternel au cours des 3 dernières années.