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| Statut cohabitant, ça suffit - Chapitre 5 |
| INDIVIDUALISATION DES DROITS : QU'EN PENSENT LES TRAVAILLEURS SANS EMPLOI DE LA C.S.C. |
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| Sommaire
Chap.1:
Statut cohabitant ça suffit! par F Bouchez Chap.7:L'exclusion
est-elle inhérente au système capitaliste? Interview de M
Godenir et S Baguet de Couleur Jeunes
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Le débat des droits individuels en sécurité sociale n’est pas nouveau
chez les travailleurs sans emploi. Nous tenons compte des situations
sous un angle collectif posant ainsi des propositions ancrées dans des
valeurs. Nous pensons que la question n’est pas d’être pour ou contre le
principe, qu’il y a un courant favorable à une individualisation et
qu’il faut plutôt poser la question du comment. C’est pourquoi nous voulons définir quelques principes : -
Il faut poser la question de la justice sociale du système et du principe
d’égalité. -
Qu’est-ce qui est plus juste socialement, plus égalitaire ? De
quelle façon des droits individuels peuvent- ils corriger des
injustices ou des inégalités ? -
Le passage des droits individuels doit pouvoir constituer un plus, ce la
signifie que les revenus des individus et des ménages ne peuvent être
inférieurs à la situation actuelle . -
Dans ce sens, de nouveaux droits peuvent s’envisager, mais sans que cela
ne se fasse au détriment d’autres. C’est ainsi que l’on ne peut
supprimer brutalement les droits dérivés. -
Le passage à des droits individuels doit permettre tous les choix de vie,
tant au plan affectif que face au travail et cela pour toutes les catégories
sociales. -
Quels que soient les choix, il faut garantir à chacun des conditions de vie
dignes. Individualisation ne doit pas signifier individualisme, mais
solidarité. Sur base de ses principes , des axes
de travail ont amené des propositions concrètes : En
matière de soins de santé : pour les travailleurs sans emploi, il est essentiel de concrétiser
l’accès aux soins de santé pour tous. C’est pourquoi les
travailleurs sans emploi plaident un accès pour tous, quelle que soit
sa situation sociale ou familiale. Cet accès signifie une
individualisation des droits. Nous pensons, entre autres, à
l’extension du statut BIM ou au recours aux médicaments génériques
.. Au sujet
des prestations de décès : les travailleurs sans emploi plaident pour le principe des droits
propres. Cependant, il faut garantir que, dans toutes les situations, le
montant octroyé est au moins égal à celui des droits dérivés. Il
faut prévoir une phase transitoire. Il ne s’agit donc pas de
supprimer un droit mais de le transformer. De même prévoir un droit à la
pension pour tous en droits propres . Et cela, dans le cadre du
premier pilier. S’il faut
prévoir des suppléments pour personne à charge, cela doit
s’organiser dans ce cadre aussi. Il faut garantir des revenus supérieurs
à l’actuelle pension minimale. C’est un secteur où se posent des
enjeux importants. Il faut effectivement penser à l’arrivée des
« pensionnés de la crise » , ceux qui ont une carrière
avec une importante période de chômage, d’emploi précaire et de
temps partiel. D’où l’importance d’une pension forte et
individuelle dans le premier pilier. Une question majeure reste le financement et la participation de chacun. Dans le
domaine du chômage : Il y a une impérieuse nécessité à aujourd’hui augmenter le
montant des allocations d’isolés qui connaissent une situation
d’une grande précarité. Nous devons également revoir ensuite le montant des allocations des
cohabitants en les alignant sur le montant des isolés. Nous ne sommes
pas opposés à ce que ces montants soient majorés pour les chômeurs
ayant des personnes à charge. En résumé : Moyennant
le respect de certains principes fondamentaux et s’appuyant sur des
valeurs de solidarité, de justice et d’égalité, les travailleurs
sans emploi de la CSC : -
Sont favorables au principe « individualisation des droits par étape » -
Estiment que de façon urgente, il faut relever les allocations des isolés
( à 55%) -
Estiment, également, de façon urgente, qu’il faut supprimer l’article
80 purement et simplement
et sans compensation et substitution. -
Estiment qu’il faut, ensuite, relever les allocations de cohabitants au
niveau des isolés et mettre fin aux contrôle de la situation
familiale. -
Estiment qu’une majoration pour personnes à charge peut se pratiquer Dans
tous les cas, il faut garantir les choix de vie à chacun et garantir
des revenus décents dans le premier pilier de la Sécurité Sociale en
assurant un vie décente pour tous . |
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