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| Statut cohabitant, ça suffit - Chapitre 2 |
| POUR L'EGALITE |
PAR MARIE-LOUISE ORUBA PRESIDENTE DE LA SECTION DE LA LOUVIERE DE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME |
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| Sommaire
Chap.1:
Statut cohabitant ça suffit! par F Bouchez Chap.7:L'exclusion
est-elle inhérente au système capitaliste? Interview de M
Godenir et S Baguet de Couleur Jeunes |
Affirmer et défendre la
primauté du droit considéré comme une arme et
que chacun puisse s’en servir, pour qu’aucun homme, aucune femme
n’échappe à sa protection, tels sont les fondements de l’action de
la Ligue. On
reconnaît aujourd'hui que la mondialisation de l'économie amène la
nécessité de consolider et développer davantage les mécanismes de
protection des droits humains. Les progrès
enregistrés par les législations nationales en vue de promouvoir les
droits humains sont constants. Ce sont les gouvernements qui sont censés
protéger les droits humains. Mais, ce
sont eux, aussi, qui les bafouent ou tolèrent qu’on les piétine en
imposant contre les vœux de la société un mode d’organisation
sociale considéré comme condition sine qua non du progrès économique. Cette situation amène la
Ligue à une large réflexion dont
les travaux ont permis de souligner le
caractère indivisible des droits fondamentaux reconnus par la Déclaration
Universelle, qu’ils soient civils, politiques, fondés sur l’idée
de liberté, ou économiques, sociaux et culturels, fondés sur l’idée
d’Egalité. Pour l’abolition du statut
cohabitant, la Ligue considère que la catégorie
des cohabitants dans le régime d’assurance chômage est triplement discriminatoire : 1)
Pour les allocataires sociaux
qui subissent nombre d’ingérences disproportionnées du respect de la
vie privée et familiale. 2)
Pour les assurés sociaux
cohabitants, il y a glissement vers l’aide sociale (C.P.A.S.) par la
prise en compte du revenu d’un tiers, alors que les cotisations sont
égales pour tous. 3)
Pour les femmes qui
constituent majoritairement la catégorie des cohabitants, il s’agit
par ailleurs d’un manque de reconnaissance du travail féminin et
d’un découragement de celui – ci. Dès lors, la Ligue met tout
en œuvre pour abolir cette injustice ; en
collaboration avec les diverses associations de la société civile, par
l’élaboration d’études juridiques et interventions aux niveaux des
instances supra – nationales chargées de faire respecter les pays
signataires des conventions sur le respect et la protection des droits
fondamentaux des êtres humains. DES
RESULTATS ! A GENEVE. Affaire à
suivre… |
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