Des colorations spectaculaires :
LES
PAROIS CELLULAIRES des tissus végétaux, à structure lignifiée
Cet article est le résultat de notre expérience personnelle complétée
par celle de Dominique VOISIN (France).
Nous avons porté notre intérêt vers l’histologie végétale et les tissus ligneux, car le matériel de
travail est assez facile à trouver ; nos préférences vont à l’ortie (Urtica dioica L.), la
ronce des haies (Rubus sp.), le framboisier (Rubus idaeus L.), la mercuriale vivace
(Mercurialis perennis L.), l’herbe aux goutteux (Aegopodium podagraria L.), la consoude
officinale (Symphytum officinale L.), au Cerfeuil sauvage (Anthriscus sylvestris (L.) Hoffm.),
et diverses Ombellifères, au hasard des rencontres….
Ces expérimentations avaient au départ une simple vocation d’exercice, mais les résultats obtenus
s’avèrent tellement spectaculaires et encourageants qu’ils nous amènent à poursuivre sur ce chemin et
à donner l’envie de partager notre expérience acquise souvent par la méthode des essais et erreurs,
source inévitable d’une perte de temps que nous souhaitons vous éviter !
Nous travaillons en coupe radiale (transversale).
Les coupes peuvent être réalisées :
à main levée (difficulté d’obtenir une coupe uniforme et
régulière)
au microtome de Ranvier (les coupes font en général 15 à 25 µ
; avec un bon rasoir à manche destiné à cet usage, on peut descendre à 12 – 15 µ ; l’objet à
trancher est utilisé « nature » s’il est volumineux, ou placé dans la moelle de sureau