Dans les pays développés, les populations sont
généralement bien nourries ; aussi n’enregistre-t-on
que de très rares cas de maladies dues à des carences
telles que le scorbut ou le rachitisme. Cependant, de nombreuses
personnes n’ont pas une alimentation équilibrée,
ce qui peut favoriser l’apparition d’un certain nombre
de troubles comme l’insuffisance coronaire, les accidents
vasculaires cérébraux, l’obésité ou
le diabète sucré et certains cancers.
Une nourriture équilibrée apporte une quantité suffisante
d’énergie (mesurée en calories), une proportion
appropriée de chaque type de nutriments et des quantités
suffisantes de fibres alimentaires, de sels minéraux et
de vitamines. On distingue trois catégories de nutriments énergétiques
: les lipides, les glucides et les protides.
Ce sont les lipides qui, à quantité égale,
produisent le plus d’énergie : environ deux fois
plus que les glucides ou les protéines. C’est pourquoi
on conseille aux personnes qui souhaitent perdre du poids de
limiter leur apport en aliments gras. La portion lipidique ne
devrait pas représenter plus du tiers de l’apport énergétique
total (un tiers des lipides au maximum provenant d’acides
gras saturés). Une alimentation riche en lipides augmente
le risque de maladies coronariennes, en particulier d’infarctus
du myocarde.
La moitié de l’apport calorique quotidien devrait
provenir de glucides, en particulier des glucides complexes (principalement
ceux que l’on trouve dans le pain, les pommes de terre,
le riz et les pâtes). Ces aliments, en particulier les
variétés comprenant des céréales
entières, sont aussi une source de fibres alimentaires
qui facilitent le transit intestinal et contribuent probablement à réduire
le risque de cancer de l’intestin et du côlon.
Les protéines devraient représenter au moins 15p.
100 de l’apport énergétique. Elles sont particulièrement
abondantes dans les viandes, les laitages, les œufs, les
poissons et les crustacés, ainsi que dans les « légumes
secs » (haricots, lentilles, pois chiches, etc.). Il convient
cependant de ne pas exagérer la consommation de viande
et d’œufs en raison de leur richesse en cholestérol.
Il faut aussi diversifier les sources de protéines afin
de procurer à l’organisme la totalité des
vingt acides aminés dont il a besoin, en particulier les
huit acides aminés dits « essentiels » ; c’est
pourquoi les régimes tels que le végétarisme
et surtout le végétalisme peuvent présenter
certains dangers lorsqu’ils sont mal équilibrés.
L’alcool n’est pas un nutriment : il constitue une
source énergétique sans aucun intérêt
au point de vue physiologique. On recommande aux personnes qui
boivent de l’alcool de modérer leur consommation.
Un excès d’alcool provoque ou favorise des cancers
digestifs, des maladies des nerfs (notamment du nerf optique),
la cirrhose hépatique, l’hypertension artérielle,
etc.
Le sel peut lui aussi provoquer une hypertension artérielle
et sa consommation ne doit pas être excessive.
De nombreuses études ont démontré les effets
bénéfiques des fruits et des autres végétaux
sur la santé. Ils sont riches en fibres, en vitamines
et en minéraux. L’Organisation mondiale de la santé en
recommande une consommation quotidienne de 400 g.
Pour aider les consommateurs à équilibrer leur
alimentation, certains organismes éditent des guides détaillant
les proportions respectives de chaque type d’aliments qui
doivent entrer dans une alimentation équilibrée.
L’étiquetage des aliments fournit également
un certain nombre d’informations sur leur composition en
nutriments.