Lorsque Louis Blériot réussit la traversée de la Manche le 25 août 1909, son appareil devient rapidement un énorme succès commercial. Le Blériot XI sort à cadence accélérée des ateliers de Buc.
L'avion est même copié et l'on trouve, pour quelques francs, des brochures qui expliquent comment un amateur éclairé peut construire son propre Blériot.
Jan Olieslagers et le Blériot XI.
L'utilisateur le plus connu du Blériot XI en Belgique est, sans conteste, Jan Olieslagers. Il utilisera plusieurs appareils de ce type au cours de sa carrière d'avant-guerre, carrière durant laquelle il participera à de nombreux meeting aériens et établira de nombreux records.
Au début du premier conflit mondial Jan Olieslagers mettra à la disposition de « son roi et de sa patrie » ses avions, ses voitures et son personnel.
Le 6 août, ordre sera donné de peindre des cocardes sur l'intrados des ailes suite aux tirs répétés de l'infanterie contre les avions de l'aéronatique militaire. L'un des appareils utilisé par Olieslagers a déjà ses ailes ornées de cocardes, comme nous le montre une photo du meeting de Stockel du 8 juin 1914 , cocardes aux couleurs inversées. Le dernier vol de Jan Olieslagers sur Blériot XI remonte au 2 mars 1915, vol qui finit par un accident et vingt jours d'hôpital. Ce sera plus que probablement le dernier vol opérationnel d'un type XI dans l'aviation militaire Belge. Le (ou les) Blériot survivant(s) passe(nt) à l'écolage.
Les ailes du Blériot de Jan Olieslagers ?
Depuis de nombreuses années, la section Air du Musée Royal de l'Armée de Bruxelles conserve les ailes d'un Blériot réputées avoir appartenu à un des appareils de Jan Olieslagers.
Ces ailes ont précédemment été exposées à Deurne puis dans le Hall de l'aéroport de Zaventem au cours des années soixante avant d'entrer au Musée de l'Armée. Elles ont entièrement été restaurées par les Ets Poncelet dans les années 1990 suite à l'intervention de l'AELR.
Grâce à d'excellentes photographies de l'appareil de Jan Olieslagers prises durant le meeting de Stockel (en juin 1914) et à l'aide de nombreux specialistes tel que Jean Devaux, l'on a pu établir que:
- L'appareil utilisé par Jan Olieslagers était sans doute un Blériot XI Looping.
- L'appareil d'Olieslagers est proche d'un des avions utilisés par Pégoud pour la voltige,
- Les ailes stockées au Musée correspondent à une aile à douze nervures destinées à un client qui désirait voir le sol lors de ses évolutions.
Les ailes du Musée proviennent donc sans doute d'un Blériot Looping utilisé par Olieslagers jusqu'en août 1914. La présence de cocardes au couleurs inversées sur ces ailes correspondrait aux témoignages.
Projet BAMF pour le Blériot Olieslagers: reconstitution du fuselage
Afin de mettre en valeur ces ailes et leur histoire, la BAMF a décidé de fournir l'aide et le support nécessaire à la construction d'un fuselage.
De nombreuses pièces de fonderies, copiée sur des pièces d'origine, ont déjà été acquises auprès de Memorial Flight, restaurateur et opérateur d'un Blériot XI militaire.
La même association nous fournit moult informations et support technique fort utiles pour la reconstitution du fuselage.
Les pièces principales, en frêne, du train d'atterissage ont été réalisées pars les Ets Poncelet.
L'ensemble des pièces nécessaires à la réalisation du train sont produites et assemblées, sur base des nombreuses informations récoltées, par Gérard Torfs, un de nos talentueux bénévole
Galeries photos, références, liens
- Ce lien vous conduira à un site comprenant des galeries-photos complètes de l'appareil.
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