Fieseler "Storch" KR+QX s'est posé en Suède peu avant la fin de la guerre. Peu de temps après il était remis en service dans la Force Aérienne Suédoise sous le code FV-3822.

Dans cette page internet, vous trouverez des informations concernant :

  • L'histoire du "Storch",
  • Le Fieseler "Storch" du musée de l'Air et de l'Espace de Bruxelles,
  • Le moteur du Storch: l'Argus As 10 C-3
  • Des liens et des références ,
  • La gallerie photos de la restauration des ailes du Fieseler "Storch",
  • Les dernières nouvelles du chantier.

 

 

Un Fi-156 au service de la Luftwaffe...

 

 

.. et de Winston Churchill!. France, Normandie, 22.6.1944, le pilote est le Air vice-marshal sir Harry Broadhurst

 

 

Au service de l'armée Française.

 

On peut voir sur cette photo  le fuselage  de l’avion tel qu’il était stocké au Wing F17 à Ronneby.

 

Après de nombreuses péripéties,le Werke Nb 5503 arriva au Musée de l'Air dans un piteux état.

 

 

Fuselage réentoilé, moteur en place (1997)

 

 

Derrière l'équipe "Française", quelqu'un bataille vaillament pour mettre un place les nombreux panneaux de plexi.

 

 

Le Storch en train de bronzer: le Hall n'étant pas chauffé l'hiver, de gros spots servent au chauffage lors des petits entoilages.

 

 
Mise en place du ventre de l'appareil.
 

 

Mise en peinture du fuselage.

 

 

Une fois peint, de nombreux accessoires doivent encore être remontés.

 

 

Sur le parvis du Cinquantenaire lors d'une journée du patrimoine.

 

 

Bien que le fuselage soit finit, il manque toujours un petit quelque chose: les ailes.

 

 

Le dernier vol de KR+QZ. Le fuselage lors de sa mise en place au premier étage..

 

 

Un gros travail a déjà été réalisé sur les ailes.

 

 

 

La "cigogne"

Dessiné en 1935, le Fieseler Storch fit son premier vol en 1936 et se révélera être l'un des meilleurs avions de reconnaissance et de communication du second conflit.

Le point fort du Storch est son habilité à atterrir, par léger vent, dans un mouchoir de poche et à voler à très faible vitesse, sa vitesse de décrochage étant de l'ordre des 20 m.p.h.

Entre 1937 et 1945, La Luftwaffe mis en service près de 2900 Storch.

Ils seront utilisés, sur tous les théâtres d'opération : pour le réglage d'artillerie, le transport léger ou comme ambulance aérienne.

Au cours de la seconde guerre, le Fi-156 fut produit tant en Allemagne que dans les pays occupés. Il fût ainsi fabriqué à l'usine MRAZ, en Tchécoslovaquie, et chez Morane-Saulnier, à Puteaux, en France.

Après la libération, la production du Storch se poursuivit chez Morane-Saulnier sous la dénomination MS-500 "Criquet" (moteur en ligne argus) et MS-502 (moteur en étoile Salmson).

La plus fameuse mission à laquelle un Storch participa fût l' " évasion " du dictateur Benito Mussolini, en 1943, de sa prison perchée au sommet d'un plateau dans les Apennins.

C'est également un Storch qui sera le dernier avion à quitter Berlin, assiégé par les Russes, en 1945.

Des personnalités des deux camps l'utiliseront tels que le Field-marshal Rommel durant la campagne d'Afrique ou le Premier Ministre britannique Winston Churchill lors de sa visite de la tête de pont de Normandie en 1944.

Histoire du Werke n°5503

L'exemplaire du musée date de 1941. Construit à Kassel sous le Werke n°5503 il sera immatriculé KR+QZ par la Luftwaffe.

Son histoire (via Barry C. Rosch et Bo Widfeldt) entre sa date de construction et le 4/4/45, est la suivante :

  • Testé en vol le on 9 Janvier 1942.
  • Assigné au 2.(H)/Aufkl.Gr.12.
  • Atterrissage d’urgence près de Wjasma, Russie, le 19 Janvier 1943 pour cause de mauvais temps, endommagé à 15%.
  • Assigné au 28./Fl.Verb.G. 2

Le 4 avril 1945, trois Fieseler 156 codés GA+TY, BM+PL et KR+QX atterrirent à Äkesholm(à l'Est de Ystad, dans le sud de la Suède).

Ils faisaient partie d'un groupe d'appareils qui, partant de Königsberg via Bornholm (Danemark), rejoignaient un terrain non loin de Berlin. Du fait d'un épais brouillard sur la région Bornholm, ils se sont retrouvés au-dessus de la Suède.

Ils n’auraient pas été intercepté par des avions du J 20 (Re.2000) du  Wing F10 basé à Bulltofta et Sövde. Cependant, des batteries de DCA Suédoises situées près de Ystad ouvrirent le feu (tir d’avertissement), ceci étant interprété par les équipages des trois Fi 156 comme une façon d’indiquer la direction d’un terrain d’atterrissage.

Les trois appareils rejoindront Malmö le 6 avril, puis Ronneby le 26 pour y être stocké ainsi que dix autres Fieseler Storch jusqu'en 1948. En 1948, le KR+QX et d'autres Storch seront remis en état de vol pour le compte de l'Armée de l'Air suédoise en tant que S-14b.

Il est alors répertorié dans l'armée suédoise sous le code FV-3822.

Vendu en Autriche, il devint OE-ADT. Après de nombreuses péripéties, il arriva au Musée de l'Air dans un piteux état.

Au sein du musée

Depuis, le fuselage a été complètement remis en état par les différentes équipes de bénévoles qui se succéderont sur le chantier.

Au fil des années, il sera entièrement démonté, jusqu'à la structure primaire en tubes soudés. Cette structure sera patiemment nettoyée, traitée et repeintes avant d'être recouverte, aux endroits névralgiques, d'un " bandage " de toile permettant de fixer les plexi et l'entoilage.

 

La dérive, le stabilo et les profondeurs seront réparés et ré-entoilés. Le moteur sera remis à neuf ainsi que les sièges, le plancher, les tubes de commande et les centaines de pièces entrant dans la construction d'un Fi-156.

Le fuselage a été repeint, en l'absence de documents iconographiques, dans un schéma de camouflage qu'il est supposé avoir porté au cours de sa carrière.

Il ne lui manque plus que ses ailes pour rejoindre la collection du musée, extrêmement pauvre en avions allemand du second conflit.

Projet BAMF pour le Fi-156 :

Restauration des ailes

Les ailes d'origines, en bois, existaient toujours mais étaient très fortement endommagées: un des longerons principaux scié, bords d'attaque et de fuite écrasés plus des dommages divers et variés et les éléments métalliques (tendeurs, commandes) fortement corrodés.

Nous avons bien un jeu d'ailes françaises en bois mais elles sont affectées par un mal très courant : la cristallisation de la caséine. Elles ont dès lors tendance à tomber en morceaux et seul la toile empêche le tout de se désintégrer.

Un gros travail avait déjà été réalisé sur ces ailes, mais le nombre d'heures requises pour finir ce chantier était énorme, sans compter la complexité de ces ailes.

C'est pourquoi la BAMF contribue à accélérer les choses en finançant une partie du travail qui est sous-traité :

  • Les Ets Poncelet, bien connue pour ses fabrications d'hélices, à remis en état les deux ailes.
  • Toutes les surfaces de contrôle sont remises en état par Firmin Henrard, un membre du Vintage Glider Club.

(voir la galerie photo en bas de page)

La BAMRS a réparé et préparé tous les éléments métalliques (commandes, tendeurs, renvois, masselottes, trappes, …), fait l'inventaire des travaux de menuiserie à faire effectuer et préparé la documentation et les plans.

Des visites régulières du chantier permettent d’obtenir un excellent résultat, en fournissant toutes les informations nécessaires.

Galeries photos, références, liens

 

 
 

Galeries photos ailes Fi-156 "Storch"

Les photos ci-dessous, prises à différentes étapes durant les travaux, donnent une idée du travail effectués lors de la restauration des ailes de Storch par les ateliers Poncelet.

   
 

Départ de la première aile du Storch vers les ateliers Poncelet en Mai 2003. Cette première aile est la plus fortement endommagée des deux.

Le recouvrement trop endommagé est enlevé, révélant la structure du bord d'attaque

   
   
 

La mise en place du triplex sur le bord d'attaque de l'aile n'est pas des plus simple et nécessitera un gabarit pour mettre progressivement en forme les feuilles de triplex.

Le gabarit utilisé pour former les feuilles de triplex reprend la forme du bord d'attaque. Par étape successives la feuille de triplex, humidifiée, est mise en forme.

Les feuilles de triplex, une fois formée, épousent parfaitement le bord d'attaque, assurant ainsi une adhésion parfaite entre le triplex de recouvrement et les nervures.

   
   
 

Une fois la méthode au point, l'entiereté du bord d'attaque est rapidement recouvert une fois les réparations de la structure effectuées.,

Nombre de réparations sont également faites sur le reste de l'aile, et des nervures sont fabriquées pour remplacer celles qui ont disparu.

   
   
 

Le bord d'attaque une fois entièrement recouvert, le bord de fuite est à son tour réparé : les nervures manquantes sont placées et le revêtement mis en place.

Les renforts de la structure renforcée, située en-dessous des compartiments pour les réservoirs d'essence, sont mis en place.

Fin 2003, la longue et difficile restauration de la première aile touche à son terme. Les derniers détails sont vérifiés avant la fermeture du bord de fuite et le recouvrement de la partie inférieure du compartiment essence.

     
   
 

Janvier 2004, la première aile est enfin terminée !

     
   
  Rapatriée au musée du Cinquantenaire, les multiples accessoires commencent à être remontés. Les surfaces de contrôles sont provisoirement montées afin de régler les commandes et l'emplacement correct des charnières.
     
   
 

Mars 2004, la deuxième aile est amenée aux ateliers Poncelet.

     
   
 

Octobre 2004, La deuxième eile est pratiquement finie. Le saumon d'aile manquant a été entièrement construit. Tous les recouvrements en triplex sont en place, seuls quelques détails mineurs doivent encore être finis.

     
   
 

Novembre-Decembre 2004, les ailerons, volets & slats sont dans l'atelier de Firmin Henrard.

Si les volets étaient en bon état, il n'en est pas de même des ailerons avec leurs masselottes sciées. Sur les quatre slats, deux devront être réparés et un quatrième entièrement reconstruit.

     
   
  Les ailerons avant... et après des réparations bien nécessaires. La majorité des éléments d'origine ont été conservés. Des inscriptionsnous indiquent qu'ils ont été construits en France en 1944. Les axes de masselotes sont réparés par soudure.
     
   
 

L'un des slat est entièrement reconstruit, deux autres seront réparés.

Juin 2005, toutes les surfaces de contrôle du Storch sont maintenat finies et de retour au Musée.

 

 


Dernières nouvelles du chantier

Toutes les surfaces de contrôles maintenant réparées, elles ont été préparées pour la peinture et l'entoillage. Dans le même temps, la ré-installation des différents composants dans les ailes continue.

   

June 2005, les surfaces de contrôle sont ramenées au musée .

Une fois correctement préparées, elles sont peintes et apprêtées pour l'entoillage.

   
     
 

L'entoillage commence par les deux flaps.

A un aileron près, toutes les surfaces de contrôle ont été entoillées. .

 

     
   

Toutes les surfaces de contrôle, y compris les slats, sont maintenat entoillées.

Les profondeurs et les ailerons ont été installés sur l'aile pour procéder aux ajustements.

La tâche ardue de ré-installation des différents composants de l'aile se poursuit lentement, d'autres chantiers plus urgent.

 


Brussels Air Museum Restoration Society (BAMRS)

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