Pepito

Agenda des rencontres

DateLieu
7 septembre 2004 à 19 heuresElzenhof Gemeenschapscentrum - Avenue de la Couronne 12-16 - 1050 Ixelles
14 septembre 2004 à 19 heuresElzenhof Gemeenschapscentrum - Avenue de la Couronne 12-16 - 1050 Ixelles
21 septembre 2004 à 19 heuresElzenhof Gemeenschapscentrum - Avenue de la Couronne 12-16 - 1050 Ixelles
 

Objet et cadre de la participation

Les « As sans blé » est une association de fait née de la Zinneke Parade 2004. L’expérimentation d’activités telles que la danse, la musique et les échasses, la volonté que notre représentation soit l’expression d’une opinion, d’un questionnement sur notre réalité ainsi que le souci d’approfondir la rencontre avec d’autre constituent les éléments porteurs de l’existence de la troupe.
 
Nous nous questionnons et nous sommes en doute face à la toute puissance du matérialisme de consommation. La publicité est mensongère et comme « Blabla » nous disons « la pub beurk ». Mais suffit-il de se couvrir les yeux et de se boucher les oreilles ? Nous questionnons le mythe promu par les grandes marques mondiales. Nous ne croyons pas que leur consommation permette d’accéder au bonheur.
 
Non seulement nous ne le croyons pas mais nous entendons des témoignages qui nous éveillent à l’autre coté du miroir. Ce n’est pas le bonheur qui se construit mais l’exploitation, la misère et la souffrance. Lorsque nous consommons un produit d’une grande marque, non seulement nous la payons cher, mais en plus l’argent ainsi perçu n’est pas correctement redistribué aux différents acteurs participants de sa production.
 
Nous pensons que le tout au système mercantile procède du même principe, une iniquité dans la redistribution du gain obtenu pour la consommation du bien ou du service. Toujours insatisfait, le marché tente de s’approprier de nouveaux espaces en s’attaquant aux services publics et en tentant de faire tomber dans son escarcelle les échanges non-marchands.
 
Face à ce double constat, nous revendiquons le respect des individus « As » et la possibilité de participer d’échanges non mercantiles « sans blé ».
 

Scénographie

Naissance de Pepito.

Pepito tout de blanc vêtu à l’exception d’une tache noire, sort de la pastèque.
  • Le blanc signifie la virginité originelle de l’individu lorsqu’il arrive au monde.
  • La tache noire signifie qu’il fait déjà partie de la communauté des hommes et par la même en possède les limites.
Tout autour, c’est la fête. La communauté affiche sa joie elle danse accompagnée d’une musique féerique.
L’aspect naturel est souligné par la présence de fleurs géantes.
 

Pepito découvre le matérialisme de consommation.

Petit à petit, Pepito découvre le matérialisme de consommation. Sous l’emprise du mirage du bonheur comme fruit de la consommation, il échange avec le Capital, et ses anges de séductions, sa richesse contre des biens de consommations.
  • Il achète des chaussures (qu’il met à ses pieds)
  • Il achète un hamburger (qu’il met autour de sa taille et qui lui donne un aspect obèse)
  • Il achète une cigarette (qu’il met à l’épaule tel un fusil)
  • Il achète du pétrole (deux bidons de pétrole qu’il met comme jambière)
Capital est accompagné de personnages tout en séduction qui l’assistent dans sa distribution des biens de consommations.
Peu à peu, d’un être beau et svelte, Pepito se transforme en monstre, produit de la consommation. Il est obèse et transparaît alors la silhouette d’un soldat.
Tout autour, la communauté se questionne. Que devient Pépito. Faut-il suivre les partisans du Capital ou rechercher une alternative.
La communauté se divise, la tension monte. Le chaos est imminent.
 

Pepito découvre le chaos.

Ne pouvant plus convaincre par le mirage de la consommation, le Capital change de tactique et offre à Pepito un canon afin d’asservir à son emprise le bastion des réfractaires.
Pepito se couvre d’une capsule de boisson gazeuse. Il est à présent l’image parfaite d’un soldat.
C’est la guerre, c’est la souffrance, les chants de joies ont maintenant fait place au roulement des tambours. La bataille fait rage et la mort plane sur le champ de bataille. La mort est symbolisée par un vautour.
 

Pepito après le chaos.

Après la bataille, le silence. Seul émerge le capital et une fleur, tout deux montés sur échasses. Le reste des acteurs se retrouvent allongés sur le sol.
Le Capital est-il démystifié ? Quel est la recette du vivre ensemble ? Le matérialisme de consommation sera-t-il vaincu ou vainqueur ? Il faut à présent reconstruire et c’est au public d’apporter les réponses.
 

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